Disparus de la Terre

La déportation des Juifs et des Tsiganes du Nord–Pas-de-Calais et de Belgique

Le « Transport 10 » (septembre 1942) et le « Transport Z » (janvier 1944)

L’exposition « Disparus de la Terre » analyse l’une des pages les plus tragiques de l’histoire du Nord–Pas-de-Calais. Elle suit une double démarche, historique, afin de reconstituer les mécanismes de la persécution mise en œuvre dès les premiers mois de l’Occupation, mémorielle ensuite, visant à redonner une identité à des êtres qui ont été rayés de l’humanité par leurs bourreaux. Ces centaines d’hommes, de femmes et d’enfants retrouvent une place parmi nous et, pour ceux dont la photo a pu être retrouvée, ils regardent les vivants.

Présentation

L’exposition « Disparus de la Terre » analyse l’une des pages les plus tragiques de l’histoire du Nord–Pas-de-Calais. Elle suit une double démarche, complémentaire :

  • Historique, tout d’abord, afin de reconstituer les mécanismes de la persécution mise en œuvre dès les premiers mois de l’Occupation, en 1940, contre les Juifs vivant dans le Nord–Pas-de-Calais, rattaché au commandement militaire allemand de Bruxelles.


    Cette persécution est menée, en parallèle, par l’occupant et par l’administration vichyste qui applique une législation antisémite proche des modèles nationaux-socialistes. Elle aboutit à un apogée tragique, le 11 septembre 1942, par l’organisation de la rafle qui conduit à Auschwitz et donc à la mort de centaines d’hommes, de femmes et d’enfants.


    L’exposition « Disparus de la Terre » analyse aussi la persécution qui frappe les Tsiganes, en 1943, et qui aboutit, elle aussi, à Auschwitz. Si la responsabilité des nazis est dominante, il ne faut pas oublier que, bien avant l’Occupation, la République française avait réservé à ceux que l’on appelait alors les
    « Gitans » ou les « Romanichels », un statut particulier, différent de celui des autres Français, qui a favorisé leur ségrégation.

  • La seconde démarche qui sous-tend cette exposition est mémorielle : elle vise à redonner une identité à des êtres qui ont été mis à mort sans raison, pour le seul fait d’être nés, qui ont été rayés de l’humanité par leurs bourreaux, qui n’ont pas eu de sépultures. Ces centaines d’hommes, de femmes et d’enfants retrouvent une place parmi nous et, pour ceux dont la photo a pu être retrouvée, ils regardent les vivants.


La démarche proposée par les historiens de La Coupole et du Musée Juif de la Résistance et de la Déportation de Malines est claire : il s’agit d’informer, avec rigueur, de faire réfléchir, de donner place à la raison autant qu’à l’émotion.

Le message civique que porte cette exposition est tout aussi clair. Ce sont bien les valeurs fondamentales de la République française qui sont ici en jeu : la liberté, l’égalité, la fraternité, contre toutes les formes de racisme, d’injustice et de communautarisme.

Descriptif

Kakémono-titre (4 m de hauteur x 8 m de longueur)

1

Panneau introductifs (3 m de hauteur x 4 m de longueur)

3

Panneaux relatifs au Transport 10
(3 m de hauteur x 4 m de longueur)

19

Panneaux relatifs au Transport 10
(3 m de hauteur x 2 m de longueur)

1

Panneaux relatifs au Transport Z
(3 m de hauteur x 4 m de longueur)

8

Panneaux relatifs au Transport Z
(4 m de hauteur x 3 m de longueur)

2


Des sorties papier A3 des panneaux sont disponibles, sur demande.

  • Surface au sol à prévoir pour la présentation =  200 m². si les bâches sont disposées « dos à dos ».
  • Transport = les bâches étant roulées sur la longueur des 4 m, prévoir un véhicule suffisamment long + 3 personnes pour la manutention.
  • Système d’accroche à prévoir (non fourni) : des ourlets sont présents en haut et en bas de chaque bâches, dans lesquels il faut passer des tiges métalliques (non fournies). Il faut ensuite fixe l'ensemble par un nombre suffisant de filins d'acier (non fournis).

Accompagnement pédagogique

Cette exposition s’avère d’un grand intérêt pour la compréhension de la mise en œuvre du système génocidaire nazi. En suivant le parcours des déportés du transport X, les élèves sont amenés à travailler sur la persécution des Juifs dans les deux départements du Nord et du Pas-de-Calais, et à comprendre le rôle de l’administration française, et plus particulièrement de la police dans cette persécution. L’analyse du sort tragique des victimes leur permet de se rendre compte de l’ampleur de la tragédie.
La deuxième partie de l’exposition leur fait comprendre le sort particulier des Tsiganes de la région Nord–Pas-de-Calais pendant la Seconde Guerre mondiale, de leur « exclusion » jusqu’à leur déportation à Auschwitz.

Un parcours pédagogique est disponible sur simple demande.

Conditions de location

Le coût de location est de 1 525 € TTC par mois d’utilisation (durée minimale de location : 1 mois). À partir du 2e mois d’utilisation, une remise de 5 % du montant TTC est consentie. À partir du 3e mois d’utilisation et plus, une remise de 10 % du montant TTC est consentie.


La Coupole met à disposition les éléments de l’exposition. La Coupole détient la propriété intellectuelle de l’exposition, garantie par la législation relative aux droits d’auteurs. Tous les documents de promotion de cette exposition devront porter la mention : « Exposition réalisée par La Coupole, Centre d'Histoire et de Mémoire du Nord–Pas-de-Calais ».  


Le transport aller-retour de l’exposition, l’assurance (dont la valeur est spécifiée dans la convention de location) ainsi que tous les frais relatifs à l’accrochage et au décrochage de l’exposition sont à la charge de l’emprunteur.


Catalogue :


À l’occasion de cette exposition, La Coupole propose un catalogue, sous forme de dépôt-vente. Le nombre d’ouvrages est défini d’un commun accord. Les modalités financières sont les suivantes : 10 % TTC de commission, par catalogue, sur le prix de vente TTC au public.

 

Exposition conçue par :

  • La Coupole, Centre d’Histoire et de Mémoire du Nord–Pas-de-Calais (Saint-Omer) et le Musée juif de la Résistance et de la Déportation de Malines
  • Maxime STEINBERG, professeur associé à l’Institut d’étude du judaïsme, lié à l’Université Libre de Bruxelles.
  • Yves LE MANER, directeur du Centre d’Histoire et de Mémoire du Nord–Pas-de-Calais.
  • Laurence SCHRAM, archiviste du Musée juif de la Résistance et de la Déportation.
  • Ward ADRIAENS, conservateur du Musée juif de la Résistance et de la Déportation.

et préparée en association avec :

  • Le Conseil général du Pas-de-Calais.
  • La Ville de Lille.
  • L’Académie de Lille.
  • Le Musée de Malines.   
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Info horaires