La Seconde Guerre mondiale

Le début de la guerre

Après s’être emparée de l’Autriche et de la Tchécoslovaquie, l’Allemagne nazie, dirigée par Hitler, attaque la Pologne le 1er septembre 1939. C’est le début de la Seconde Guerre mondiale. Le 3 septembre, la France et l’Angleterre, alliées de la Pologne, déclarent la guerre à l’Allemagne.

La « drôle de guerre »

En moins de quatre semaines, la Pologne est envahie, puis partagée entre l’Allemagne nazie et l’URSS.
À l’Ouest, les Français et les Anglais ont mobilisé leurs soldats mais n’attaquent pas l’Allemagne. C’est la « drôle de guerre ».

La « guerre  éclair » à l’ouest

Le 10 mai 1940, l’armée allemande envahit les Pays-Bas et la Belgique, puis perce le front français à Sedan. Elle utilise, massivement, les avions et les chars, et parvient à encercler les troupes françaises et britanniques. Les populations de Belgique et du nord de la France s’enfuient : c’est l’exode.


Cependant, une partie des soldats alliés (Français et Belges) est évacuée vers l’Angleterre, lors de la bataille de Dunkerque. Les armées allemandes prennent alors la direction de Paris et entrent dans la capitale le 14 juin 1940.
Le 17 juin, le maréchal Pétain, le chef du gouvernement français, demande l’armistice.

Les conséquences de la défaite de la France

L’armistice est signé le 22 juin. Il divise la France en deux : une zone occupée par les Allemands ; une zone libre dirigée par le gouvernement du maréchal Pétain, installé à Vichy ; l’Alsace est annexée à l’Allemagne, le Nord–Pas-de-Calais rattaché au commandement allemand de Bruxelles.

1,5 million de prisonniers français partent pour l’Allemagne. De son côté, l’Angleterre continue, seule, de se battre contre l’Allemagne nazie.

La France occupée

L’État français

Le maréchal Pétain obtient des députés, le 10 juillet 1940, tous les pouvoirs. La République française est supprimée et remplacée par l’État français. Pensant que la guerre sera longue, le maréchal et son premier ministre, Laval, décident de collaborer avec l'Allemagne. Les Français collaborateurs sont peu nombreux mais actifs : ils soutiennent l’armée allemande par la propagande et par les armes. L’État français crée ainsi une « milice » qui traque les résistants français et les Juifs. En deux ans et demi,
75 000 Juifs français sont déportés pour être exterminés. Bien peu sont rentrés en France après la guerre.

La Résistance

Mais le général de Gaulle pense, lui, que la défaite de la France n’est pas définitive et qu’il faut continuer la guerre contre l’Allemagne. Le 18 juin 1940, il lance, de Londres, un appel à la résistance des Français. Il les encourage à venir le rejoindre pour continuer le combat contre l’Allemagne nazie. Peu nombreux, ces hommes forment les « Forces Françaises Libres ». Ils combattent durant toute la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Anglais. D’autres personnes décident de continuer le combat sur le sol français. Ces résistants de l’intérieur créent des réseaux aux activités multiples : actions militaires contre l’armée allemande, presse clandestine pour informer la population de la vérité que le gouvernement leur cache, renseignements sur les unités de soldats allemands, filières d’évasion de pilotes alliés tombés en France. Ces activités sont dangereuses car les hommes de la Résistance sont impitoyablement pourchassés par les polices françaises et allemandes. Ceux qui sont capturés sont exécutés ou envoyés en Allemagne dans des prisons ou des camps de concentration. Beaucoup d’entre eux y meurent à cause de la violence, de la faim ou des maladies.

La vie des Français sous l’Occupation

1,5 millions de Français sont prisonniers en Allemagne. Il manque des paysans dans les campagnes et des ouvriers dans les usines. L’agriculture ne produit plus assez pour nourrir la population. La situation est d’autant plus difficile que les Allemands réquisitionnent une partie de la production pour leurs soldats et leur population en Allemagne. Les Français reçoivent des tickets de rationnement qui leur permettent à peine d’acheter de quoi se nourrir. De nombreux produits manquent. Cela fait naître le «marché noir».

L’Allemagne nazie, qui manque de travailleurs pour ses usines d’armement, oblige les jeunes hommes à venir travailler en Allemagne : c’est le STO (service du travail obligatoire) qui est créé en 1943 par le gouvernement de Vichy. La population française vit dans la peur : peur des bombardements et, surtout, peur des violences commises par les Allemands.

La fin du conflit

La guerre devient mondiale

Après la défaite de la France, Hitler s’empare de presque toute l’Europe. Le 22 juin 1941, il lance ses troupes à l’assaut de l’URSS. L’armée allemande remporte d’importants succès mais l’hiver l’arrête devant Moscou.


Le 7 décembre 1941, les Japonais, alliés des Allemands, attaquent les navires américains à Pearl Harbor. Les États-Unis entrent alors en guerre aux côtés de l’Angleterre et de l’URSS : ce sont les Alliés.

Les premières victoires alliées

À partir de 1942, les armées allemandes et japonaises subissent leurs premières défaites :

  • Durant l’hiver 1942-1943, en URSS, les armées allemandes sont encerclées à Stalingrad et doivent se rendre après de terribles combats.
  • Dans le Pacifique, les Japonais, qui ont conquis de nombreuses îles, voient leur avancée stoppée par les Américains.

La libération de la France et la fin de la guerre

  • Le 6 juin 1944, les troupes anglo-américaines débarquent en Normandie. L’opération est un succès grâce à la supériorité aérienne des Alliés et à l’aide des résistants français. Après avoir perdu la bataille de Normandie, les armées allemandes reculent.
  • Le 15 août 1944, un deuxième débarquement a lieu en Provence.
  • Le 25 août, Paris est libéré.
    La situation de l’armée allemande en Europe est de plus en plus difficile : elle est attaquée à l’est par les Russes, à l’ouest et au sud, par les troupes américaines, anglaises et françaises.
  • Le 8 mai 1945, l’Allemagne, complètement occupée, capitule.

Dans le Pacifique, les combats continuent entre les Américains et les Japonais. Afin de gagner la guerre plus rapidement, le président américain, Truman, décide d’utiliser une arme nouvelle très puissante : la bombe atomique. Deux bombes sont lancées sur le Japon : la première, le 6 août 1945, sur Hiroshima et, la seconde, le 9 août 1945 sur Nagasaki.

Après ces deux bombardements, le Japon capitule le 2 septembre 1945.

C’est la fin de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci aura fait plus de 50 millions de morts.

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