Le rejet de la collaboration

La crainte de l’annexion au Reich, la dureté particulière des conditions d’occupation et la mémoire de l’occupation de 1914-1918, entraînent un rejet massif et immédiat de la collaboration avec l’occupant. Le rejet de Vichy est tout aussi général : la population du Nord–Pas-de-Calais éprouve un sentiment d’abandon.

Si de nombreuses unités belges et françaises se sont disloquées sous les coups de la « guerre éclair », d’autres – notamment les unités professionnelles britanniques et les troupes coloniales françaises – ont opposé une forte résistance à la progression des colonnes blindées et de l’infanterie allemandes.

Cela a provoqué la réaction violente de certains éléments de l’armée d’invasion – en particulier des régiments SS qui suivaient les divisions blindées – et entraîné une série de massacres de civils et de prisonniers (près de 600 morts dans le Nord–Pas-de-Calais, dans la dernière semaine de mai).

Bureau de recrutement de la Waffen SS à Lille
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