L’attente du débarquement

C’est sur le littoral du Pas-de-Calais que sont lancés, à la fin 1942, les travaux les plus impressionnants pour réaliser le « Mur de l’Atlantique » avec lequel Hitler espère empêcher un débarquement anglo-américain en Europe.

Réseau de défense installé par les Allemands sur une plage du Pas-de-Calais

Des obstacles minés sont placés sur les plages, des blockhaus abritant canons et mitrailleuses sont construits sur la côte, des batteries de canons géants sont aménagées. Les ports de Dunkerque, Calais et Boulogne sont transformés en forteresses. Tout le monde est persuadé, Allemands comme habitants du Nord–Pas-de-Calais, que c’est autour de Calais que se déroulera le débarquement allié.

Bombardier américain pendant une attaque sur un aérodrome du Nord de la France (1944).

À partir de 1943, l’intensification des bombardements alliés semble confirmer cette hypothèse. La région offre de multiples cibles : fortifications du littoral, bunkers géants dédiés au lancement des armes nouvelles, usines travaillant pour l’Allemagne, gares de triage.

 

À partir d’avril 1944, les attaques sont pratiquement quotidiennes ; certaines sont très meurtrières pour les civils : il y a 500 tués à Lille le jour de Pâques.


Les craintes de la population sont renforcées par le massacre commis à Ascq, près de Lille, le 1er avril 1944, par une unité de la division SS Hitlerjugend (86 morts).

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