Le Nord de la France occupé, 1940-1944
Accueil
/Historique /Rappels historiques /L'Occupation
Le rejet de la collaboration
La crainte de l’annexion au Reich, la dureté particulière
des conditions d’occupation et la mémoire de l’Occupation
de 1914-1918, entraînent un rejet massif et immédiat de
la collaboration avec l’Occupant.
Le rejet de Vichy est tout aussi général : la population
du Nord–Pas-de-Calais éprouve un sentiment d’abandon.
Ce contexte explique que la collaboration se limite à des groupuscules
établis dans les grandes villes et manipulés en sous-main
par les services de propagande nazis.
Le mouvement nationaliste flamand, réduit à quelques
dizaines d’activistes, s’engage dans une dérive extrémiste,
son chef, l’abbé Gantois, étant bien introduit auprès
des dirigeants de la SS.
Quant aux éléments affiliés aux groupes collaborationnistes
parisiens (RNP, PPF, Francistes), ils sont haïs de la population
et multiplient les exactions, où les motifs politiques et de
droit commun sont mélangés.
|