Le Nord de la France occupé, 1940-1944
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De l'invasion à la libération, une histoire méconnue ...

Panneaux allemands à Lille, en 1940.

1. La violence de l'invasion
2. Un statut particulier
3. Une lourde occupation
4. Les difficultés de la vie quotidienne
5. Le rejet de la collaboration
6. La persécution antisémite
7. La résistance dans le Nord—Pas-de-Calais
8. L'attente du débarquement
9. Une libération éclair

Une lourde occupation

Affiche de réquisition d’une école par l’armée d’occupation (août 1940). 

De par sa proximité géographique avec l’Angleterre, l’ennemi le plus coriace des nazis, le Nord–Pas-de-Calais, se trouve placé en zone de guerre.

La présence militaire allemande y est beaucoup plus dense que sur le reste du territoire français. C’est notamment le cas à l’été 1940, pendant les préparatifs d’un débarquement en Grande-Bretagne qui n’aura pas lieu, et en 1943-1944, quand le littoral du Pas-de-Calais devient la zone la plus puissante du « Mur de l’Atlantique », celle où tout le monde attend un débarquement allié.

Cette présence massive de troupes se traduit par de multiples réquisitions (logements, chevaux, fourrage, etc.) et brimades. Les conditions de vie des populations civiles de la « zone rouge », délimitée le long des côtes, sont particulièrement difficiles.

Patrouille de vedettes rapides allemandes dans le détroit du Pas-de-Calais.
Parade allemande sur la grand’place de Béthune.

Soldats allemands posant devant la maison réquisitionnée où ils logent (Pas-de-Calais, 1943).
Soldats allemands dans une rue du centre de Lille.

Affiche annonçant la réquisition des postes de radio par l’occupant (avril 1944).
Affiche pour une exposition artistique destinée aux soldats allemands, à Lille (1941).

L’occupant se livre à un pillage méthodique des ressources du sol et de l’industrie. La majorité de la production métallurgique, chimique et textile est exportée en Allemagne.


Dessin réalisé par un jeune lillois, montrant divers éléments de l’armée d’occupation dans les rues de sa ville.

Mais c’est le pillage de la main-d’œuvre qui est le plus durement ressenti : rafles d’ouvriers dès la fin 1940, travail sur les chantiers de l’Organisation Todt, mise en œuvre du STO (service du travail obligatoire) qui oblige des milliers de jeunes à partir en Allemagne.

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